Estuaire 2007.2009.2012

Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 18:42
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serpentpellerin.jpgParmi les oeuvres pérennes d'Estuaire, un serpent rouge "de mer " géant, fait de tubulures en plastique rouge, allusion notamment au dragon des mers bibliques, prend place directement sur les bords de Loire, longeant sa rive et observant les allers-retours du bateaux à Indre, à l'exact point de traversée pour passants, voitures et 2 roues.

 

Tête dressée et queue encore dans l'eau, l'oeuvre de 40 mètres (visibles !) évoque humour, frisson et mystère, nous rappelant en premier lieu (et tout simplement) que le fleuve appartient aussi à ses habitants marins, et que ceux-là aussi nous voient vivre.

 

Mais en allant plus loin et suggérant "Le Leviathan", ce dragon des mers bibliques dont les ondulations sont à l'origine des vagues, ce géant rouge peut être considéré comme "l'évocation d'un cataclysme terrifiant capable de modifier la planète, et d'en bousculer l'ordre et la géographie, sinon d'anéantir le monde. (...)"


Selon les circonstances et versions, "Léviathan est également le nom donné à un des démons principaux de l'enfer, représenté au Moyen-Age sous la forme d'une gueule ouverte qui avale les âmes", à l'entrée des enfers. (...)"

"Il peut être aussi associé au démon celtique Jörmungand, le serpent né de Loki, le dieu du Mal, et responsable de la fin du monde."(*)

 

De quoi réfléchir non ? en ces temps de grondements terrestres et de tsunamis", comme de risques de désatres nucléaires ?

 

       lepellerin.jpg

 

 

 

L'artiste Jimmie DURHAM, artiste américain d'origine cherokee, s'est installé en Europe en 1994. "Revendiquant depuis toujours une totale liberté, Jimmie Durham traverse les catégories artistiques, historiques et contemporaines, remettant en question les fondements et les systèmes hiérarchiques de l’art. Ses œuvres (...) cultivent une étrangeté qui transforme des objets communs, trouvés ou rejetés, en êtres mystérieux, sources de curiosité et d’investigations, indices de mondes imaginaires possibles.

Son œuvre est un travail sur le langage, les mots, les images, et leur esthétique du bricolage fait référence à la “pensée sauvage” des “arts indigènes” tout en parodiant les conventions ethnographiques.

(...) (ici) Le serpent symbolise notamment le fleuve et le tube représente un “conduit” pour l’imagination permettant de décloisonner – tout en les reliant – espaces et hiérarchies : eau/ciel, dessus/dessous, visible/invisible, passé/avenir…" (**)

 

 

 

"Serpentine rouge" de JIMMIE DURHAM à Indre - À découvrir depuis l'embarcadère du bac à Basse-Indre - ou depuis la vue des bateaux. Estuaire 2009 - 

 

 

(*) Source Wikipedia

(**) http://www.estuaire.info/010/html/fr/artistes/durham.html

Mercredi 28 juillet 2010 3 28 /07 /Juil /2010 16:12
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Jardin-etoile(*) Face au fleuve et aux bateaux, au gré des flottements du vent et sous les étoiles, le jardin étoilé de l'artiste japonais Kinya Maruyama accueille fleurs, chemins, serres et potagers, soleil, ombres et structures de bois pour mieux vous transporter dans un monde tout en couleurs et de tranquillité,

 

 

"la rencontre entre 2 étoiles." la France et le Japon.

 

 

Membre de Team Zoo, collectif d'agences d'architectes qui ont "développé une pensée ouverte, anti-idéologique, davantage fondée sur la vie, les pratiques quotidiennes et la tradition, que sur les programmes rigides ou autres considérations " rationnelles " d'ordre technique", Kinya Maruyama a voulu ici une rencontre entre les savoirs faire et matériaux de nos 2 pays, comme la possibilité pour les habitants de Paimboeuf et de sa région de s'approprier ce lieu évolutif tout au long de son existence.

 

 

Ce jardin donc « dessiné à partir de la constellation de la Grande Ourse et des quatre points cardinaux,

également « inspiré par Jules Verne et le poête japonais Kenji Miazawa, 

 vous donnera l'occasion de "pratiquer" la sagesse orientale le temps d'une promenade, savourer votre observation et l'amusement de vos trouvailles, comme l'approche de la plénitude par la légèreté et la simplicité d'une nature organisée !

 

 

 

"Dans un minimum d'espace, les gens vont entrer dans un autre monde » promet Kinya Maruyama. 

 

 

 

 

 

"LE JARDIN ÉTOILÉ" de Kinya Maruyana à Paimboeuf - (*) Site hors parcours artistique à découvrir donc par la ville de Paimboeuf -  http://www.estuaire.info - Entrée libre.


(*) Ne pouvant vous y rendre actuellement en raison des dégâts provoqués par la tempête Xynthia qui a fait céder la digue longeant les quais, je vous conseille le diaporama qui suit avec de belles photographies - renseignement sur sa prochaïne ouverture sur

http://www.estuaire.info/010/html/fr/artistes/maruyama.html -

 

 

Voir alors le joli diaporama de Thierry Weber http://estuaire-nantes-st-nazaire-2007-2011.over-blog.com/article-33763911.html

 


 

                                                                      JardinEtoile2

Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 09:15
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                                         estuaire.jpg

 

Jean Blaise le directeur du Lieu Unique et d'Estuaire explique le changement de date pour un final d'Estuaire 2012 "(...) encore plus beau, plus festif, plus étonnant !", comme il résume quels ont été et quels vont être les objectifs de la nouvelle politique culturelle d'Estuaire et de la ville. 

 

"Estuaire 2011...

aura lieu en 2012 !

Pour accompagner le mouvement initié aujourd’hui par le regroupement de l’Office de Tourisme de Nantes Métropole, d’Estuaire et de la Sem Nantes Culture et Patrimoine, la décision a été prise de reporter la dernière édition d’Estuaire en 2012.

En effet, ce regroupement a pour ambition de mettre en place un outil efficace pour rendre évidente l’attractivité de Nantes et a pour objectif d’imposer la métropole dans le concert des villes européennes et mondiales comme pôle d’attractivité, d’innovation, de destination enviée en tant que ville d’art et de culture.

Après 2007, qui a marqué un tournant de notre histoire - première édition d’Estuaire, réouverture du Château des ducs de Bretagne, ouverture des Machines - en accompagnant un projet politique, celui de la construction de la métropole, et le pari que la culture soit facteur de cohésion et de création d’activité, 2012 se présente aujourd’hui comme une échéance pertinente pour que cette nouvelle dynamique prenne son sens et son essor.

La nouvelle structure que nous créons aura pour tâche prioritaire de faire valoir cet ensemble, dans le respect de la singularité de chacun, par une communication intelligente, en dessinant une ligne claire pour un parcours cohérent et séduisant. Il s’agira de faire valoir la cohérence de la politique culturelle volontariste que la Ville a menée depuis 20 ans : mise en place d’événements reconnus au niveau national et international (Festival des 3 Continents, Festival des Allumées, Folle Journée, Royal de Luxe, Estuaire), soutien à des structures culturelles de grande exigence, existantes ou à venir (Musée des beaux-arts, le lieu unique, Château des ducs de Bretagne, Machines de l’Ile, Mémorial à l’abolition de l’esclavage, Fabrique scène de Musiques actuelles), dynamisme de ses écoles d’architecture, de beaux-arts et de design, sans oublier l’attention portée à la création d’un patrimoine contemporain au travers de la construction de bâtiments remarquables.

Chacun des éléments ci-dessus cités possède une valeur intrinsèque qui pourrait décupler l’attractivité culturelle de la ville s’il était considéré comme une pièce d’un même ensemble au potentiel inestimable.

L’été 2012, nous présenterons une ville gagnée par la culture sous toutes ses formes, contaminée par l’art, dans les lieux dédiés à l’art mais aussi les espaces de la vie quotidienne, les places, les rues, les bars, les commerces.
Dans cette logique, nous avons décidé de repousser Estuaire d’une année pour que cet événement participe aussi de cette effervescence, en accord avec nos partenaires publics et privés, sans que son contenu ni son fonctionnement n’en soient affectés.

Les œuvres d’Estuaire, jusqu’à Saint-Nazaire, animeront le parcours que nous venons de décrire d’une façon totalement singulière. Que ceux qui attendaient Estuaire 2011 se réjouissent : Estuaire 2012 sera encore plus beau, plus festif, plus étonnant !"

 

 

Jean Blaise
Directeur du lieu unique/Estuaire

                     cartouche_prouve.jpg

 

Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 21:30
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 AVL-absenceEstuaire.jpgSur l'Ile de Nantes, face à la Loire et à l'entrée de l'école nationale supérieure d'architecture, un curieux café snack bleu, d'un joli bleu cabossé, petit mais d'une modernité cosie, fait parti du parcours pérenne d'Estuaire 2009.

Crée dans le cadre du 1% (ENSAN) culturel des établissements publics, cette "sculpture" est l'oeuvre de l'atelier hollandais Joep van Lieshout.

 

Ce drôle de cabinet de travail situé près de Rotterdam est un bâtiment industriel regroupant depuis 1995 les réflexions d'une vingtaine d'ouvriers qualifiés, de designers, d'artistes et d'architectes, l'atelier Joep van Lieshout, autour d'une même vision d'un monde en pleine mutation. 

 

"AVL aborde dans son œuvre l’indépendance, l’individu face au collectif, la sexualité, le pouvoir et l’utopie."

 

Mobilier donc, sculptures, oeuvres d'art, et aussi, comme ici des "projets utopiques d'unités habitables".

 

Nantes a échappé à la Maison Utérus, au BarAnus ou le BikiniBar, unités architecturales inspirées par le corps humain et les organes vitaux du groupe, casAnus.jpgmais la réflexion de cet atelier l'amène aussi à des concepts comme ceux de la "Slave City" (cité des esclaves),  présentée sous forme de plans, maquettes et objets, une critique de la globalisation, cité vouée au "productivisme le plus forcené, consommant simultanément hommes et énergie. (...) - tout y est recyclable même les hommes - et dont le travail 14 heures par jour donnerait une rentabilité de 7,8 milliards d'euros." 

 

slaveCity.jpg

 

 

 

Ici à Nantes pour l'Absence, l'atelier le conçoit comme un "lieu de vie et de discussion" et un commentaire sur l'architecture d'aujourd'hui qui questionnera les étudiants sur la forme de leurs futures réalisations comme "représenter l'incarnation d'un geste instinctif, dénué de toutes limites de formes ou de fonctions."

 

Géré désormais comme un café, on peut (disent-ils) y boire et y manger à petits  prix et ont une programmation éclectique, ponctuée de musique, de spectacles, de débats, d’animations culturelles et festives.  

Du lundi au vendredi de 12h à 20h et plus… 

 

 

L'ABSENCE - Oeuvre pérenne d'ESTUAIRE 2009 - Parvis de l'école nationale supérieure d'architecture de Nantes - Ile de Nantes - Quai François Mitterrand à Nantes. http://www.absence-nantes.fr/

site de l'Atelier van Lieshout http://www.ateliervanlieshout.com/

 

 

 

(*) CasAnus, 2007

Verbeke Foundation, Kemzeke, Belgium
This house takes its shape from the human digestive system. While CasAnus is anatomically correct, the last part has been inflated to humongous size. CasAnus is made to function as a hotel, including a bed and a bathroom.

 (**) SlaveCity´s board of directors table manages the futuristic distopian metropolis which has been evolving since 2005. The installation consists of a table with chairs layed with Mexican crockery. Every set consists of four plates, which all depict scenes from SlaveCity.

 

 

et aussi :

http://arts.fluctuat.net/blog/31499-slave-city-la-terreur-ecolonomique-par-l-atelier-van-lieshout.html)

http://www.paris-art.com/photo-art/Slave%20City/Atelier%20van%20Lieshout-/3948.html

 


                                           snack    

Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 20:56
- Publié dans : Estuaire 2007.2009.2012
  Dans la lignée du frigo qui s'affaisse en matière molle sur le sol de sa cuisine ou de fat car, l'artiste autrichien Erwin Wurn continue ici, au Pellerin, avec Misconceivable ("Inconcevable")à parler en extérieur de sujets sérieux qu'il traite de façon humoristique et critique à sa façon notre société de consommation par cette image émouvante de bateau abandonné qui veut retourner à l'eau.

 
"« Malgré une apparence de démocratie, déclare l'artiste, nous vivons sous une forme de dictature économique de plus en plus forte. Les inégalités se creusent et nous vivons les uns les autres dans des réalités de plus en plus éloignées. Mon travail est très lié à ce constat. J'ai été élevé dans les années 1960-1970 et le monde d'aujourd'hui est de plus en plus dominé par l'argent, que ce soit le monde du travail, celui de la mode ou même de l'art... J'en fais partie et par conséquent je pose des questions. »

Il invite donc le spectateur à suivre de façon humouristique ses mises en scènes, prolongement également de sa réflexion sur la notion même de sculpture, le rapport à l'enveloppe, le volume, l'espace, les 3 dimensions.

 
Ici la situation peut paraître absurde, mais l'objet pour Erwin Wurm, comme l'homme, est soumis aux forces de la pensée,  aux même questionnements sur sa condition.
      
"Son travail conserve toutefois l’inspiration majeure de Fluxus qui invite à chercher l’art dans le mouvement même de la vie et dans les conditions de l’existence singulière."(FRAC BOURGOGNE)

 
L'œuvre d'Erwin Wurm utilise de nombreux supports comme la photographie, la vidéo, le dessin, la sculpture, l'installation ou la performance. « Mon travail, dit-il, traite de l'identité complète de l'être humain : le physique, le spirituel, le psychologique, le politique. "
""L'humour et le jeu permettent vraiment de soulever beaucoup de questions, de faire passer beaucoup de choses sans se montrer blessant ou doctrinaire. »


Ici, ouvrant sur le fleuve par temps de brouillard, ces ensembles sur l'eau m'évoquent quiétude et beauté.  

 



Erwin WURN au Pellerin
- Canal de la Martinière - Oeuvre perenne d'Estuaire 2007 et parcours proposé sur le site www.estuaire.info